03/01/2008

03/01/08 - 11:47

La culture coûte chère, parait-il....

J’ai été prodigieusement agacé par la publication, il y a quelques semaines, d’un rapport de la Cour des comptes dénonçant à la fois le retard des investissements relatifs à des projets culturels, d’une part, leur coût élevé et le dépassement systématique des budgets prévisionnels, d’autre part.

Il s’agit d’une vérité non contestable, en soi.

Je fais partie de ceux qui observent que la multiplication des lieux de diffusion culturelle (salles de spectacle, scènes de musique, musées) n’a plus d’effets observés depuis longtemps sur les pratiques culturelles. En l’occurrence, à peine 10 % des français (c’est plutôt 8%) profitent de ces équipements et ont ainsi des habitudes de sorties culturelles. Autant dire très peu. Cela, clairement, pose aujourd’hui la question de la nécessité de globalement stopper la construction d’équipements culturels nouveaux, pour faire vivre et rayonner ceux qui existent. Avec les exceptions toujours nécessaires pour tel ou tel projet (exemple, cité de l’immigration).

Cela ne veut pourtant pas dire qu’il faut réduire les moyens dédiés aux politiques culturelles, bien au contraire. Et aujourd’hui, nul ne peut douter que ce rayonnement passe par des actions constantes, répétées, systématiques, d’éducation artistique à l’école, au collège, au lycée, et même à l’université, et de sensibilisation artistique pour tous les publics, dans le cadre, précisément, des actions que doivent mener les lieux de diffusion culturelle au titre des obligations de service public qu’ils doivent remplir.

Pour autant, cette petite polémique lancée par la Cour des comptes aurait été plus pertinente si elle avait analysé, non pas les seuls investissements culturels de l’Etat et des collectivités, mais l’ensemble des investissements publics. Aurait-on dit la même chose concernant les équipements sportifs ? Se souvient-on des retards et des surcoûts affolants de la construction du palais omnisport de Bercy ? Se souvient-on des dépassements budgétaires du stade de France ? Evoque-t-on les piscines municipales à Paris et ailleurs, qui coûtent des fortunes, connaissent toujours de grands retards de chantier (obligations de fouilles archéologiques) et explosent toujours les budgets prévisionnels ? Et que dit-on des piscines qui coulent ? Et que fait-on de tous ces équipements sportifs ultra-déficitaires et qui ne tiennent que grâce à des millions de subventions des collectivités locales et territoriales ?

Les investissements publics coûtent chers. Ils sont soumis à des procédures longues et souvent sur-coûteuses, mais la loi le veut ainsi, pour éviter d’autres risques connus dans le passé de financements occultes des partis politiques. Telle est la vérité. Ce n’est pas un problème spécifique à la culture, loin de là.

Que l’on se souvienne de la grève des intermittents du spectacle en Avignon ! Pour la première fois depuis longtemps, on s’est enfin rendu compte que la culture rapportait beaucoup d’argent. Quand les artistes ne sont pas là, les spectateurs ne viennent pas, et les festivals font le vide. Les hôtels et les restaurants aussi. Ayons l’honnêteté de le reconnaître de temps en temps. Je n’ai hélas lu une telle analyse nulle part. Elle me chatouillait depuis plusieurs semaines. Voilà, c’est dit.





02/01/2008

02/01/08 - 14:47

Voeux 2008

Je suis tout de même sidéré du degré de culot du président sarko ! Personne ne relève dans la presse écrite, que je scrute quotidiennement , qu'il n'a fait aucune référence,à l'occasion de ses voeux pour la nouvelle année, aux otages détenus par les Farc en général, et à Ingrid Bettancourt, en particulier. S'il fallait une preuve de plus de son amateurisme international, en voilà une !

Il a joué un va-tout en s'adressant au Farc par message radio télévisé en espérant la libération d'Ingrid Bettancourt pour Noël - coup politique dont il rêvaît -et depuis que tout est en plan, il ne dit plus rien. Et personne ne relève qu'il ne dit plus rien, ce qui est presque plus inquiétant. Alors je le relève, moi, tout seul, sur mon petit blog.

La situation est localement plus compliquée que le président ne l'imaginait : c'est plus facile de négocier avec un ditateur nommé Khadafi qu'avec des guerilleros pseudo-révolutionnaires, au milieu d'un président Chavez pourri et d'un Uribe qui s'est juré de réduire les farc à néant. Le petit français paraît bien tout petit dans ce paysage. Souhaitons la libération de tous les otages en 2008, et surtout que le petit arrêté de jouer à Zorro !