<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/</link><title>seraphique</title><description>seraphique</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2008</dc:rights><dc:date>2008-07-27T15:42:06+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>Rumeurs </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080727154132/rumeurs/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080727154132/rumeurs/</guid><description>J'ai recruté un de mes bons amis et fidèle parmi les fidèles, pour trois mois, pour participer à des déménagements internes dans ma direction. Très vite, ce charmant jeune homme a la confiance de toutes mes équipes. Et comme on sait que c'est moi qui l'ai recruté, évidemment, on l'interroge. Extrait du dialogue qu'il m'a relaté avec quelques secrétaires réunies en conclave ! 

- Dis donc, Xavier, toi qui connais bien le directeur, il y a une rumeur sur lui. Il paraît qu'il est..... gay ! 
- Ce n'est pas une rumeur, il ne s'en est jamais caché. Bien sûr qu'il est gay.... 
- et le garçon qui est venu l'autre jour, tu sais, le black, tu crois que c'est son &quot;copain&quot; ? 
- ben oui, ça fait plus de dix ans qu'ils sont ensemble...
- mais alors, c'est qui d'entre eux qui fait la femme ? (et oui, cette question se pose encore !) 
- vous savez les filles, entre garçons, il y a beaucoup plus de possibilités qu'entre un homme et une femme ! 

Décidemment, j'adore ce garçon et ses réponses me réjouissent du fond du coeur.... </description><content:encoded><![CDATA[J'ai recruté un de mes bons amis et fidèle parmi les fidèles, pour trois mois, pour participer à des déménagements internes dans ma direction. Très vite, ce charmant jeune homme a la confiance de toutes mes équipes. Et comme on sait que c'est moi qui l'ai recruté, évidemment, on l'interroge. Extrait du dialogue qu'il m'a relaté avec quelques secrétaires réunies en conclave ! <br />
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- Dis donc, Xavier, toi qui connais bien le directeur, il y a une rumeur sur lui. Il paraît qu'il est..... gay ! <br />
- Ce n'est pas une rumeur, il ne s'en est jamais caché. Bien sûr qu'il est gay.... <br />
- et le garçon qui est venu l'autre jour, tu sais, le black, tu crois que c'est son "copain" ? <br />
- ben oui, ça fait plus de dix ans qu'ils sont ensemble...<br />
- mais alors, c'est qui d'entre eux qui fait la femme ? (et oui, cette question se pose encore !) <br />
- vous savez les filles, entre garçons, il y a beaucoup plus de possibilités qu'entre un homme et une femme ! <br />
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Décidemment, j'adore ce garçon et ses réponses me réjouissent du fond du coeur.... ]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-07-27T15:41:32+01:00</dc:date></item><item><title>Avignon, </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080727153609/avignon/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080727153609/avignon/</guid><description>Rue des teinturiers. Le soir. Pendant le festival off. La foule. Les parades dans cette rue étroite. Et tous les comédiens qui après avoir joué, distribuent les flyers de leur spectacle. Au milieu de tout cela, des jeunes gens, plutôt propres sur eux, vous entraînent à entrer dans un jardin ouvert, avec concert gratuit, expositions. Le chaland s'y laisse entraîner, on flâne à Avignon, on a des temps de pause. Et là, sur scène, un curaillon qui chante avec des pseudos musiciens. On se croirait dans la fête de l'école de &quot;la vie est un long fleuve tranquille&quot; sauf que ce n'est pas drôle, pas drôle du tout. Je me dirige vers la table d'accueil, pour voir la prose en accès libre déposée. Du Mgr Lefebvre à tous les étages ! La bioéthique expliqué aux enfants. Des tracts contre l'avortement. L'indignation proclamée contre le mariage homosexuel. Et j'en passe et des meilleurs. 

En vingt ans d'Avignon, c'est une première. Pas un journaliste ne relève la chose, et pour cause, les journalistes sont dans le In ! encore que le bar du In est à 30 mètres ! 

Cette propagande honteuse qui s'infiltre dans Avignon avec les méthodes des comédiens du Off pour halpaguer le chaland, me fait froid dans le dos. Les jours suivants, ils ne m'auront pas, et auront le droit à quelques répliques assassines de ma part, mais j'ai l'impression d'être bien seul. </description><content:encoded><![CDATA[Rue des teinturiers. Le soir. Pendant le festival off. La foule. Les parades dans cette rue étroite. Et tous les comédiens qui après avoir joué, distribuent les flyers de leur spectacle. Au milieu de tout cela, des jeunes gens, plutôt propres sur eux, vous entraînent à entrer dans un jardin ouvert, avec concert gratuit, expositions. Le chaland s'y laisse entraîner, on flâne à Avignon, on a des temps de pause. Et là, sur scène, un curaillon qui chante avec des pseudos musiciens. On se croirait dans la fête de l'école de "la vie est un long fleuve tranquille" sauf que ce n'est pas drôle, pas drôle du tout. Je me dirige vers la table d'accueil, pour voir la prose en accès libre déposée. Du Mgr Lefebvre à tous les étages ! La bioéthique expliqué aux enfants. Des tracts contre l'avortement. L'indignation proclamée contre le mariage homosexuel. Et j'en passe et des meilleurs. <br />
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En vingt ans d'Avignon, c'est une première. Pas un journaliste ne relève la chose, et pour cause, les journalistes sont dans le In ! encore que le bar du In est à 30 mètres ! <br />
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Cette propagande honteuse qui s'infiltre dans Avignon avec les méthodes des comédiens du Off pour halpaguer le chaland, me fait froid dans le dos. Les jours suivants, ils ne m'auront pas, et auront le droit à quelques répliques assassines de ma part, mais j'ai l'impression d'être bien seul. ]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-07-27T15:36:09+01:00</dc:date></item><item><title>Suite Montpellier </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080704220549/suite-montpellier/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080704220549/suite-montpellier/</guid><description>Juste rappeler aux chorégraphes que le meilleur des danseurs n'est jamais comédien ! </description><content:encoded><![CDATA[Juste rappeler aux chorégraphes que le meilleur des danseurs n'est jamais comédien ! ]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-07-04T22:05:49+01:00</dc:date></item><item><title>Montpellier danse </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080629115448/montpellier-danse/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080629115448/montpellier-danse/</guid><description>Montpellier Danse ? 

Que se passe-t-il donc dans la danse contemporaine aujourd'hui ? 

Sans vouloir tirer de généralités, ni vouloir globaliser en aucune façon mes impressions, je suis bien obligé de tirer quelques lignes forces des quatre spectacles auxquels j'ai assisté ces deux derniers jours à Montpellier. Et ces impressions sont marquées à tout le moins d'un doute profond. 

Pour faire court, des quatre pièces que j'ai vues, trois pourraient entrer dans des critères distinctifs et non cumulatifs pour tenter de définir le geste chorégraphique contemporain : 

-	la nudité est devenue la première tenue de scène ; 
-	le silence remplace la musique, ou des sons électro pointus et stridents font office de  ; 
-	la danse, qu'il faudrait chercher à définir, s'incarne dans des mouvements corporels plus ou moins déstructurés, souvent plus que moins ; 
-	et on parle ! la danse devient bavarde. Comme pour mieux rendre évident que le geste chorégraphique a besoin de s'expliciter…

Germana Civera fait une proposition où « elle met en jeu l'altérité entre passé et présent, entre mémoire et action », nous dit prétentieusement le programme du festival. Le passé et le présent sont représentés sous une forme à peine allégorique : un vieillard est assis au coin de la scène, et regarde, fumant cigarette sur cigarette. A l'autre bout, à l'opposé exact du vieillard, une enfant de 7 – 8 ans est également spectatrice de ce qui se déroule sous ses yeux : Une trentaine  de danseur, dans un désordre à peine descriptible, se meuvent sur cet espace. Cela parle, cela jacte, on se déshabille, on glisse sur scène… Voilà, et la seule belle image du début se perpétue à la fin, laissant une impression distante et froide à ce spectacle bavard, prétentieux et raté. Raté car sans émotion aucune. 

William Forsythe, ou la palme d'or de la danse décentrée « position revendiquée » de l'artiste à la réputation internationale bien installée. Le public attend avant d'entrer dans la salle. On lui explique tout. Il doit circuler, passer d'une scène à  l'autre, circuler, regarder sous les tables, regarder sur les tables, regarder à côté des tables. Les hôtesses du Corum répètent et répètent encore qu'il faut circuler, oui, bien sur on peut aussi asseoir, mais il vaut mieux circuler. Le public circule d'abord, puis finit par stagner comme l'eau croupie, assis inconfortablement sur des poses fesses, quelques braves continuent inlassablement à tourner. La lumière est blafarde, les danseurs émettent des sons, comme une langue imprononçable, comme une langue dont l'apprentissage est impossible à ceux qui ne la maîtrisent pas dès le départ, il y a ceux qui glousseront définitivement, celui qui ne peut sortir qu'un son de grenouille ou cet autre qui ne sait que bêler, définitivement, provoquant le désespoir du maître. Que voir dans ce salmigondis de mouvements sur les tables, sous les tables, à côté des tables ? Difficile de le dire. Le regard du public, qui n'est donc pas dans le noir, est ahuri. Il assiste et participe lui-même à cette forme étrange d'une danse en forme d'agitation collective. Les sons et cris des danseurs sont là pour éviter toute sensation chorégraphique. Raté car sans émotion aucune. Pire, exaspérant ! (à noter, Forsythe ne déshabille personne ; on voit bien les fesses d'un danseur, mais c'est juste une tentative de mise à nu). 

Kettly Noël, venue de la lointaine Haïti. Cela commence par six magnifiques danseurs noirs, nus, évidemment, sur scène, dans une fausse semi obscurité. Au moins, ils sont beaux. Une très belle femme, nue également, un homme gravement handicapé. La notice nous indique, dans une langue codée, que le « geste de la chorégraphe frémit d'intensité expressionniste ». Cette pièce fait se succéder les tableaux, les projections de vidéo, les musiques les plus diverses, les paroles les plus inutiles, dans un mélange où il est impossible de trouver un sens. Les danseurs dansent ! C'est déjà ça. Ils dansent même bien, et certains tableaux restent beaux. Il y a quelques belles images qui se dégagent, mais le sentiment qui ressort de ce moment est celui de la facilité, que ne manquera d'observer un spectateur courageux et bruyant qui, furieux, poussera ce cri « facile » ! Facile, oui. J'ai envie d'applaudir ces danseurs, mais j'ai honte du spectacle qu'ils m'ont offert, et je choisis le silence et le départ. Encore raté ! 

Alors, dans ce tableau désespéré rapidement peint à travers trois spectacles exaspérant et dont on voit les formes communes, c'est-à-dire le langage d'une mode qui vise à déstructurer tout et à vouloir remiser les grands chorégraphes contemporains, au mieux, au rayon des classiques, au pire, dans celui des ringards, une petite pointe d'espoir est née à travers la pièce de Yasmeen Godder. Je ne parlerai pas de chef d'œuvre, car l'effet contraste joue à plein dans un festival. Relativiser permet de garder un jugement relativement serein. Le plaisir simple de ce spectacle est peut-être tout simplement de retrouver une forme dansée affirmée, de poser les choses dans une simplicité de forme et d'expression, et de ne pas refuser le sourire comme forme de communication. Chez Yasmine Godder, la part esthétique n'est pas rejetée. Les formes cherchent à toucher le sectateur. Il y a quelques belles inventions de mouvements, comme les plus grands chorégraphes ont toujours su faire, et de cette pièce se dégage une forme épanouie et heureuse de la danse. Cela veut juste dire que le public, je parle de moi, trouve dans ce spectacle un bonheur qui le rassure le temps d'une courte pièce. 

La passivité du public dans ce festival me sidère. Il applaudit à tout, mais ne s'extasie sur rien, il ne se passionne pas, il est là, partout. Festival dans la ville, certes, mais à côté d'elle aussi. Le festival n'est pas au cœur de Montpellier. Personne ne se promène le programme à la main et si vous interrogez votre voisin de table du café, il n'a rien vu, il ne verra rien. Festival de professionnels d'abord, qui rassemble un public d'avertis et d'aficionados de la danse, Montpellier danse n'est pas populaire. Pas de groupe, pas de scolaire (la date ne s'y prête pas) le festival est bien installé mais peu vivant. On est loin des ambiances électriques d'Avignon. Ici, un brave quitte la salle bruyamment de temps en temps, un autre pousse un cri dans le silence de la non musique. La presse professionnelle relaie l'événement sans aspérité aucune. 

La seule question que je me pose : s'agit-il d'un mouvement profond, d'une période brutale de rupture dans la création qui a besoin d'étapes et de coupures initiatiques, pour trouver les formes nouvelles d'une création qui saura toucher le cœur du public qui, comme je le suis, reste interdit devant tant de formes inexpressives aux sens. 






</description><content:encoded><![CDATA[Montpellier Danse ? <br />
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Que se passe-t-il donc dans la danse contemporaine aujourd’hui ? <br />
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Sans vouloir tirer de généralités, ni vouloir globaliser en aucune façon mes impressions, je suis bien obligé de tirer quelques lignes forces des quatre spectacles auxquels j’ai assisté ces deux derniers jours à Montpellier. Et ces impressions sont marquées à tout le moins d’un doute profond. <br />
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Pour faire court, des quatre pièces que j’ai vues, trois pourraient entrer dans des critères distinctifs et non cumulatifs pour tenter de définir le geste chorégraphique contemporain : <br />
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-	la nudité est devenue la première tenue de scène ; <br />
-	le silence remplace la musique, ou des sons électro pointus et stridents font office de  ; <br />
-	la danse, qu’il faudrait chercher à définir, s’incarne dans des mouvements corporels plus ou moins déstructurés, souvent plus que moins ; <br />
-	et on parle ! la danse devient bavarde. Comme pour mieux rendre évident que le geste chorégraphique a besoin de s’expliciter…<br />
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Germana Civera fait une proposition où « elle met en jeu l’altérité entre passé et présent, entre mémoire et action », nous dit prétentieusement le programme du festival. Le passé et le présent sont représentés sous une forme à peine allégorique : un vieillard est assis au coin de la scène, et regarde, fumant cigarette sur cigarette. A l’autre bout, à l’opposé exact du vieillard, une enfant de 7 – 8 ans est également spectatrice de ce qui se déroule sous ses yeux : Une trentaine  de danseur, dans un désordre à peine descriptible, se meuvent sur cet espace. Cela parle, cela jacte, on se déshabille, on glisse sur scène… Voilà, et la seule belle image du début se perpétue à la fin, laissant une impression distante et froide à ce spectacle bavard, prétentieux et raté. Raté car sans émotion aucune. <br />
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William Forsythe, ou la palme d’or de la danse décentrée « position revendiquée » de l’artiste à la réputation internationale bien installée. Le public attend avant d’entrer dans la salle. On lui explique tout. Il doit circuler, passer d’une scène à  l’autre, circuler, regarder sous les tables, regarder sur les tables, regarder à côté des tables. Les hôtesses du Corum répètent et répètent encore qu’il faut circuler, oui, bien sur on peut aussi asseoir, mais il vaut mieux circuler. Le public circule d’abord, puis finit par stagner comme l’eau croupie, assis inconfortablement sur des poses fesses, quelques braves continuent inlassablement à tourner. La lumière est blafarde, les danseurs émettent des sons, comme une langue imprononçable, comme une langue dont l’apprentissage est impossible à ceux qui ne la maîtrisent pas dès le départ, il y a ceux qui glousseront définitivement, celui qui ne peut sortir qu’un son de grenouille ou cet autre qui ne sait que bêler, définitivement, provoquant le désespoir du maître. Que voir dans ce salmigondis de mouvements sur les tables, sous les tables, à côté des tables ? Difficile de le dire. Le regard du public, qui n’est donc pas dans le noir, est ahuri. Il assiste et participe lui-même à cette forme étrange d’une danse en forme d’agitation collective. Les sons et cris des danseurs sont là pour éviter toute sensation chorégraphique. Raté car sans émotion aucune. Pire, exaspérant ! (à noter, Forsythe ne déshabille personne ; on voit bien les fesses d’un danseur, mais c’est juste une tentative de mise à nu). <br />
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Kettly Noël, venue de la lointaine Haïti. Cela commence par six magnifiques danseurs noirs, nus, évidemment, sur scène, dans une fausse semi obscurité. Au moins, ils sont beaux. Une très belle femme, nue également, un homme gravement handicapé. La notice nous indique, dans une langue codée, que le « geste de la chorégraphe frémit d’intensité expressionniste ». Cette pièce fait se succéder les tableaux, les projections de vidéo, les musiques les plus diverses, les paroles les plus inutiles, dans un mélange où il est impossible de trouver un sens. Les danseurs dansent ! C’est déjà ça. Ils dansent même bien, et certains tableaux restent beaux. Il y a quelques belles images qui se dégagent, mais le sentiment qui ressort de ce moment est celui de la facilité, que ne manquera d’observer un spectateur courageux et bruyant qui, furieux, poussera ce cri « facile » ! Facile, oui. J’ai envie d’applaudir ces danseurs, mais j’ai honte du spectacle qu’ils m’ont offert, et je choisis le silence et le départ. Encore raté ! <br />
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Alors, dans ce tableau désespéré rapidement peint à travers trois spectacles exaspérant et dont on voit les formes communes, c'est-à-dire le langage d’une mode qui vise à déstructurer tout et à vouloir remiser les grands chorégraphes contemporains, au mieux, au rayon des classiques, au pire, dans celui des ringards, une petite pointe d’espoir est née à travers la pièce de Yasmeen Godder. Je ne parlerai pas de chef d’œuvre, car l’effet contraste joue à plein dans un festival. Relativiser permet de garder un jugement relativement serein. Le plaisir simple de ce spectacle est peut-être tout simplement de retrouver une forme dansée affirmée, de poser les choses dans une simplicité de forme et d’expression, et de ne pas refuser le sourire comme forme de communication. Chez Yasmine Godder, la part esthétique n’est pas rejetée. Les formes cherchent à toucher le sectateur. Il y a quelques belles inventions de mouvements, comme les plus grands chorégraphes ont toujours su faire, et de cette pièce se dégage une forme épanouie et heureuse de la danse. Cela veut juste dire que le public, je parle de moi, trouve dans ce spectacle un bonheur qui le rassure le temps d’une courte pièce. <br />
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La passivité du public dans ce festival me sidère. Il applaudit à tout, mais ne s’extasie sur rien, il ne se passionne pas, il est là, partout. Festival dans la ville, certes, mais à côté d’elle aussi. Le festival n’est pas au cœur de Montpellier. Personne ne se promène le programme à la main et si vous interrogez votre voisin de table du café, il n’a rien vu, il ne verra rien. Festival de professionnels d’abord, qui rassemble un public d’avertis et d’aficionados de la danse, Montpellier danse n’est pas populaire. Pas de groupe, pas de scolaire (la date ne s’y prête pas) le festival est bien installé mais peu vivant. On est loin des ambiances électriques d’Avignon. Ici, un brave quitte la salle bruyamment de temps en temps, un autre pousse un cri dans le silence de la non musique. La presse professionnelle relaie l’événement sans aspérité aucune. <br />
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La seule question que je me pose : s’agit-il d’un mouvement profond, d’une période brutale de rupture dans la création qui a besoin d’étapes et de coupures initiatiques, pour trouver les formes nouvelles d’une création qui saura toucher le cœur du public qui, comme je le suis, reste interdit devant tant de formes inexpressives aux sens. <br />
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C'est pour Wajdi Mouawad que je suis venu. Et rien d'autre. Un auteur sur scène. J'aime cet auteur que je pense être un des grands dramaturges de ce siècle. 

Le spectacle commence. Un spectacle intimiste, un fils confronté à son père mourant,  une gravité de chaque instant, un dialogue ciselé, une écoute profonde, les comédiens dans une tension exceptionnelle. On ressent ces choses étranges qui nous parlent au plus profond de nous-mêmes. On pense au père, je pense à mon père, mort, comme ça, avec la conscience absolue de la mort qui approche, qui est là, à la nécessité de dire ce qui doit être dit avant qu'il ne soit trop tard, la mort est imminente, on le sait. 

Une heure et huit minutes plus tard, le fils tue le chien du père, façon de libérer le père du poids d'un vieux chien, façon de tuer le père, un peu aussi, façon enfin de se libérer. La parabole est évidente… Le coup de feu retentit, la pièce se termine. 

Applaudissements nourris de la salle. 

Les comédiens reviennent après les saluts, s'asseyent sur scène, et un dialogue singulier s'engage. Le spectacle auquel nous venons d'assister, n'était pas un spectacle. Rien n'était écrit, rien n'était répété, il ne s'agissait que d'une improvisation, d'une improvisation totale, reposant sur deux codes acceptés par les comédiens : chaque réplique commence par une lettre de l'alphabet, de la première à la dernière, et ainsi de suite…. Quand la bande son joue du piano, l'un des deux comédiens est obligé d'écouter sans intervenir et de prendre les données du dialogue comme des vérités qu'il ne peut corriger ; la réciproque est assurée quand la guitare joue. Voilà. Voilà comment à travers un code, avec deux comédiens sidérants dont un auteur, un spectacle d'une intensité incroyable se crée. Je n'ai rien vu, je n'ai rien su. Je suis sorti bouleversé du spectacle lui-même et de la vérité sur le spectacle. Un moment de troublante vérité. 






</description><content:encoded><![CDATA[Vendredi soir. Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis. Je vais assister à un spectacle dont je ne sais rien. Une « carte blanche » à Wajdi Mouawad, avec sur scène, à côté de l’auteur, Pierre Ascaride. <br />
<br />
C’est pour Wajdi Mouawad que je suis venu. Et rien d’autre. Un auteur sur scène. J’aime cet auteur que je pense être un des grands dramaturges de ce siècle. <br />
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Le spectacle commence. Un spectacle intimiste, un fils confronté à son père mourant,  une gravité de chaque instant, un dialogue ciselé, une écoute profonde, les comédiens dans une tension exceptionnelle. On ressent ces choses étranges qui nous parlent au plus profond de nous-mêmes. On pense au père, je pense à mon père, mort, comme ça, avec la conscience absolue de la mort qui approche, qui est là, à la nécessité de dire ce qui doit être dit avant qu’il ne soit trop tard, la mort est imminente, on le sait. <br />
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Une heure et huit minutes plus tard, le fils tue le chien du père, façon de libérer le père du poids d’un vieux chien, façon de tuer le père, un peu aussi, façon enfin de se libérer. La parabole est évidente… Le coup de feu retentit, la pièce se termine. <br />
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Applaudissements nourris de la salle. <br />
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Les comédiens reviennent après les saluts, s’asseyent sur scène, et un dialogue singulier s’engage. Le spectacle auquel nous venons d’assister, n’était pas un spectacle. Rien n’était écrit, rien n’était répété, il ne s’agissait que d’une improvisation, d’une improvisation totale, reposant sur deux codes acceptés par les comédiens : chaque réplique commence par une lettre de l’alphabet, de la première à la dernière, et ainsi de suite…. Quand la bande son joue du piano, l’un des deux comédiens est obligé d’écouter sans intervenir et de prendre les données du dialogue comme des vérités qu’il ne peut corriger ; la réciproque est assurée quand la guitare joue. Voilà. Voilà comment à travers un code, avec deux comédiens sidérants dont un auteur, un spectacle d’une intensité incroyable se crée. Je n’ai rien vu, je n’ai rien su. Je suis sorti bouleversé du spectacle lui-même et de la vérité sur le spectacle. Un moment de troublante vérité. <br />
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La diffusion des spectacles dans un nombre significatifs de villes et théâtre partenaire dans un département comme la seine St Denis ne reste pas non plus anecdotique, et la mobilisation des publics, notamment scolaires, dans le cadre de telles initiatives, donne aussi du sens pour le territoire à la présence d'une manifestation qui s'inscrit bien chez lui et mixte véritablement des publics. Deuxième motif de satisfaction, car les salles sont pleines et le public est bien vivant. 

Reste ensuite le plaisir de la découverte, et les bonnes et mauvaises surprises d'un tel pari. Car la danse n'échappe aux poncifs de la création, les tics et stigmates sont parfois bien présents dans certaines créations, et le plaisir et l'émotion partagés pour certains spectacles, n'enlèvent pas aussi des formes moins élaborées, plus dans le temps, et O combien exaspérante…

Petite revue de quatre spectacles vus pendant le festival. 

Angelin Preljocaj, « empty moves ». 

Valeur sûre de la danse contemporaine, Preljocaj présente un mérite sidérant : le renouvellement constant de son travail. Chaque pièce est une nouveauté complète et les inventions chorégraphiques se succèdent. La signature est pourtant bien là : une recherche de la désarticulation des corps, une forme d'humour posé comme un élément de la lecture et de la compréhension, et des danseurs et des danseuses poussés par une énergie puissante. Les spectacles de Preljocaj sont ainsi. Empty moves ne déroge pas à son auteur. Ce quatuor de danseurs est emporté par une voix lente et caverneuse, dont le sens est impossible à deviner. Ce rythme lent d'une voix qui finit par être totalement exaspérante – celle de John Cage – pousse les corps dans des retranchements infinis, des mouvements décalés, inventés. Oui, c'est bien cela, des mouvements qui n'existaient pas avant. 

La beauté de la danse et des corps dégagent une force puissante contrariée cependant  par une bande son dont on espère assez vite la fin, le silence,  comme si cette exaspération sonore devait nous  pousser à voir pour ne pas entendre. 

Fabrice Lambert, « D'eux ». 

Je n'oublierai pas Fabrice Lambert. Je retournerai voir Fabrice Lambert. Je continuerai de suivre le travail de Fabrice Lambert. 

Il y a dans ce spectacle une émotion palpable, immédiate, qui ne retombe jamais : deux corps proposés au regard. L'un, nu, dans la semi obscurité, dans le noir presque total, dans le silence absolu ; l'autre, caché dans une tenue quasi « lunaire », exposé à la lumière la plus vive, accompagne d'une musique à la fois violente et puissante. La force est dans le contraste, mais chacun des éléments de la pièce, dans un travail précis, beau, s'affirme aussi comme un morceau de choix. 

Le texte de présentation du spectacle précise assez justement le propos : « Pour cette pièce, Fabrice Lambert a voulu revenir à l'affirmation du poids d'un corps, à sa matérialité tangible. Cette lecture d'un être dans son intensité physique opère une trouée profonde dans la linéarité du temps. Elle oblige à prendre conscience des modifications qu'entraîne le basculement, le passage à la frontière. Le regard du spectateur devient la mémoire de ce passage. Par une amplification progressive de la différenciation, des territoires, des empiètements, des empreintes s'inscrivent, des traces se révèlent, laissant émerger une mémoire diffuse. Les deux présences vont se compléter, se suivre, se relayer, imposer une résistance commune. Elles vont expérimenter ce que veut dire habiter l'espace de l'autre, retrouver les marques de leur présence. Leurs différences et leurs similitudes vont peu à peu s'identifier. A l'intérieur de chaque parcours, l'autre sera retrouvé, et chaque geste pesé pourra acquérir une réalité propre. » (C'est moi qui souligne). 

Julie Nioche, « Matter ». 

Difficile d'exprimer un point de vue sur ce spectacle, création du festival, qui m'a littéralement exaspéré. Pas dérangé, exaspéré. L'impression que le spectacle n'existe que grâce à sa technique de scène, qu'il s'agit moins d'une pièce chorégraphique qu'une performance, que je me refuse à définir. On peut dire de la scénographie qu'elle est belle, mais elle ne surprend pas.  

Kataline Patkaï, « Sisters ». 

La perte de tout sens esthétique à un moment donné étonne à défaut d'agacer. L'impression d'une pièce pas finie, d'une lumière pas travaillée, d'un manque de précision dans la gestuelle, laisse à ce travail l'impression d'une tentative, d'une ébauche ; assurément pas d'un spectacle achevé. Quant à l'émotion, elle ne se trouve que dans quelques figures, éparses, mais l'œuvre elle-même reste étrangère. Ca tombe à plat. 



</description><content:encoded><![CDATA[Les rencontres chorégraphiques de Seine St Denis bénéficient, de toute évidence, d’une reconnaissance nationale et internationale du monde de la création et de la critique dans le champ de la danse contemporaine. Son grand mérite est double : Le festival produit ou co-produit des créations qui sont présentées à l’occasion de ces rencontres ; le festival programme également les jeunes chorégraphes qui apparaissent sur la scène artistique pour les donner à voir. Les rencontres, ainsi, s’inscrivent nettement dans un refus de facilité et les grands noms sont rares, la découverte est donc le principe de ce qui doit guider les pas du festivalier. Dont acte et bravo. Tels devraient toujours être les sens d’un festival. <br />
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La diffusion des spectacles dans un nombre significatifs de villes et théâtre partenaire dans un département comme la seine St Denis ne reste pas non plus anecdotique, et la mobilisation des publics, notamment scolaires, dans le cadre de telles initiatives, donne aussi du sens pour le territoire à la présence d’une manifestation qui s’inscrit bien chez lui et mixte véritablement des publics. Deuxième motif de satisfaction, car les salles sont pleines et le public est bien vivant. <br />
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Reste ensuite le plaisir de la découverte, et les bonnes et mauvaises surprises d’un tel pari. Car la danse n’échappe aux poncifs de la création, les tics et stigmates sont parfois bien présents dans certaines créations, et le plaisir et l’émotion partagés pour certains spectacles, n’enlèvent pas aussi des formes moins élaborées, plus dans le temps, et O combien exaspérante…<br />
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Petite revue de quatre spectacles vus pendant le festival. <br />
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Angelin Preljocaj, « empty moves ». <br />
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Valeur sûre de la danse contemporaine, Preljocaj présente un mérite sidérant : le renouvellement constant de son travail. Chaque pièce est une nouveauté complète et les inventions chorégraphiques se succèdent. La signature est pourtant bien là : une recherche de la désarticulation des corps, une forme d’humour posé comme un élément de la lecture et de la compréhension, et des danseurs et des danseuses poussés par une énergie puissante. Les spectacles de Preljocaj sont ainsi. Empty moves ne déroge pas à son auteur. Ce quatuor de danseurs est emporté par une voix lente et caverneuse, dont le sens est impossible à deviner. Ce rythme lent d’une voix qui finit par être totalement exaspérante – celle de John Cage – pousse les corps dans des retranchements infinis, des mouvements décalés, inventés. Oui, c’est bien cela, des mouvements qui n’existaient pas avant. <br />
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La beauté de la danse et des corps dégagent une force puissante contrariée cependant  par une bande son dont on espère assez vite la fin, le silence,  comme si cette exaspération sonore devait nous  pousser à voir pour ne pas entendre. <br />
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Fabrice Lambert, « D’eux ». <br />
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Je n’oublierai pas Fabrice Lambert. Je retournerai voir Fabrice Lambert. Je continuerai de suivre le travail de Fabrice Lambert. <br />
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Il y a dans ce spectacle une émotion palpable, immédiate, qui ne retombe jamais : deux corps proposés au regard. L’un, nu, dans la semi obscurité, dans le noir presque total, dans le silence absolu ; l’autre, caché dans une tenue quasi « lunaire », exposé à la lumière la plus vive, accompagne d’une musique à la fois violente et puissante. La force est dans le contraste, mais chacun des éléments de la pièce, dans un travail précis, beau, s’affirme aussi comme un morceau de choix. <br />
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Le texte de présentation du spectacle précise assez justement le propos : « Pour cette pièce, Fabrice Lambert a voulu revenir à l'affirmation du poids d'un corps, à sa matérialité tangible. Cette lecture d'un être dans son intensité physique opère une trouée profonde dans la linéarité du temps. Elle oblige à prendre conscience des modifications qu'entraîne le basculement, le passage à la frontière. Le regard du spectateur devient la mémoire de ce passage. Par une amplification progressive de la différenciation, des territoires, des empiètements, des empreintes s'inscrivent, des traces se révèlent, laissant émerger une mémoire diffuse. Les deux présences vont se compléter, se suivre, se relayer, imposer une résistance commune. Elles vont expérimenter ce que veut dire habiter l’espace de l’autre, retrouver les marques de leur présence. Leurs différences et leurs similitudes vont peu à peu s’identifier. A l’intérieur de chaque parcours, l’autre sera retrouvé, et chaque geste pesé pourra acquérir une réalité propre. » (C’est moi qui souligne). <br />
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Julie Nioche, « Matter ». <br />
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Difficile d’exprimer un point de vue sur ce spectacle, création du festival, qui m’a littéralement exaspéré. Pas dérangé, exaspéré. L’impression que le spectacle n’existe que grâce à sa technique de scène, qu’il s’agit moins d’une pièce chorégraphique qu’une performance, que je me refuse à définir. On peut dire de la scénographie qu’elle est belle, mais elle ne surprend pas.  <br />
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Kataline Patkaï, « Sisters ». <br />
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La perte de tout sens esthétique à un moment donné étonne à défaut d’agacer. L’impression d’une pièce pas finie, d’une lumière pas travaillée, d’un manque de précision dans la gestuelle, laisse à ce travail l’impression d’une tentative, d’une ébauche ; assurément pas d’un spectacle achevé. Quant à l’émotion, elle ne se trouve que dans quelques figures, éparses, mais l’œuvre elle-même reste étrangère. Ca tombe à plat. <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-05-28T08:40:20+01:00</dc:date></item><item><title>La fabrique du macadam </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080424082354/la-fabrique-du-macadam/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080424082354/la-fabrique-du-macadam/</guid><description>Retour aux rencontres de la Villette, ex rencontres de Cultures urbaines que j'avais contribuées à renforcer du temps où je travaillais au Ministère de la ville. 

•	La Villette d'abord.  Il faisait beau hier soir, la lumière était celle d'une belle journée finissante, une fraîcheur perceptible et un ciel encore bleu, une fraîcheur qui sent bon. La Villette, c'est parfois un grand espace calme. Contre la fureur de la ville, dès qu'on s'éloigne pas à pas de l'avenue Jean Jaurès, les chants des oiseaux dominent, et l'humain prend le dessus. Les voix retentissent, il y a de la joie. Les jeunes sont partout. Ici, ils ne font pas peur ! Impossible de ne pas s'arrêter, de ne pas admirer le panorama sublime entre l'architecture de la Grande Halle, celle des bâtiments adjacents d'un faux style « bourgeoiso-faubourien », et celle, franchement contemporaine, de la cité de la Musique. La fontaine centrale illuminée crache une eau puissante. Il y a, à la Villette, quelque chose de tout simplement sublime. 25 ans plus tard, le pari de Mitterrand sur cet espace alors inhabité et même totalement abandonné est aujourd'hui un centre de vie, un lieu de rendez-vous, un espace de création : la vie a repris le dessus. 
•	Les rencontres ensuite. Soirée organisée par le café culturel de Saint-Denis. Spectacle intitulé « la Fabrique du macadam » où cette culture urbaine se mélange : Slam, musique, hip hop, graph… Un projet qui rassemble quelques professionnels techniciens, deux artistes confirmés (le talent de Fantazio et l'originalité de sa présence) et de nombreux habitants de Saint-Denis qui, comme dans un café, assis autour de table dans un espace immédiatement convivial – on se sent bien quand on arrive, l'espace est d'une beauté affirmée – vont exprimer des créations personnelles autour des disciplines citées à l'instant. Il y a une grandeur dans le Slam qui ne m'échappe pas. Le retour de la langue, la recherche de l'épure, de la poétique au sens noble, la volonté de sortir du langage strictement urbain de la tradition hip-hopienne, pour l'enrichir, pour la faire vivre autrement, est là. Bien là. C'est fort. Il y a de grands moments. De cet échange entre une toute jeune fille et une adolescente et qui se plaisent à rêver d'échanger leurs âges, une vraie beauté. 

Je retire de cette soirée un grand moment de découvertes et de création au vrai sens du terme. Le graph créé en temps réel et projeté sur le corps d'une danseuse était à la fois pour moi inédit, créatif, émouvant. Décidément, la culture Urbaine trouve de plus en plus ses lettres de noblesses. 


</description><content:encoded><![CDATA[Retour aux rencontres de la Villette, ex rencontres de Cultures urbaines que j’avais contribuées à renforcer du temps où je travaillais au Ministère de la ville. <br />
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•	La Villette d’abord.  Il faisait beau hier soir, la lumière était celle d’une belle journée finissante, une fraîcheur perceptible et un ciel encore bleu, une fraîcheur qui sent bon. La Villette, c’est parfois un grand espace calme. Contre la fureur de la ville, dès qu’on s’éloigne pas à pas de l’avenue Jean Jaurès, les chants des oiseaux dominent, et l’humain prend le dessus. Les voix retentissent, il y a de la joie. Les jeunes sont partout. Ici, ils ne font pas peur ! Impossible de ne pas s’arrêter, de ne pas admirer le panorama sublime entre l’architecture de la Grande Halle, celle des bâtiments adjacents d’un faux style « bourgeoiso-faubourien », et celle, franchement contemporaine, de la cité de la Musique. La fontaine centrale illuminée crache une eau puissante. Il y a, à la Villette, quelque chose de tout simplement sublime. 25 ans plus tard, le pari de Mitterrand sur cet espace alors inhabité et même totalement abandonné est aujourd’hui un centre de vie, un lieu de rendez-vous, un espace de création : la vie a repris le dessus. <br />
•	Les rencontres ensuite. Soirée organisée par le café culturel de Saint-Denis. Spectacle intitulé « la Fabrique du macadam » où cette culture urbaine se mélange : Slam, musique, hip hop, graph… Un projet qui rassemble quelques professionnels techniciens, deux artistes confirmés (le talent de Fantazio et l’originalité de sa présence) et de nombreux habitants de Saint-Denis qui, comme dans un café, assis autour de table dans un espace immédiatement convivial – on se sent bien quand on arrive, l’espace est d’une beauté affirmée – vont exprimer des créations personnelles autour des disciplines citées à l’instant. Il y a une grandeur dans le Slam qui ne m’échappe pas. Le retour de la langue, la recherche de l’épure, de la poétique au sens noble, la volonté de sortir du langage strictement urbain de la tradition hip-hopienne, pour l’enrichir, pour la faire vivre autrement, est là. Bien là. C’est fort. Il y a de grands moments. De cet échange entre une toute jeune fille et une adolescente et qui se plaisent à rêver d’échanger leurs âges, une vraie beauté. <br />
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Je retire de cette soirée un grand moment de découvertes et de création au vrai sens du terme. Le graph créé en temps réel et projeté sur le corps d’une danseuse était à la fois pour moi inédit, créatif, émouvant. Décidément, la culture Urbaine trouve de plus en plus ses lettres de noblesses. <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-04-24T08:23:54+01:00</dc:date></item><item><title>A nos amours.... </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080423083912/a-nos-amours/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080423083912/a-nos-amours/</guid><description>Revoir « A nos amours » de Maurice Pialat, c'est à la fois : prendre un coup de vieux, se laisser emporter par la fraîcheur du film, et rester encore bouleverser par la profondeur du propos. 

Un coup de vieux d'abord ! Le film date de 1983, période où je fréquentais plusieurs fois par semaine les salles de cinéma, et où je rêvais d'être un jour un réalisateur de film… Epoque donc de jeunesse cinéphilique. Retrouver Sandrine Bonnaire toute jeune, toute fraîche, toute belle, toute naturelle, Maurice Pialat pas encore vieux, doux et rugueux à la fois, odieux dans son rôle, et attachant dans sa relation paternelle à sa fille, Cyril Collard que j'avais éliminé de la distribution dans ma mémoire, tout cela est un vrai bouleversement. Jacques Besnéhard tout mince dans un rôle majeur, bref, c'est la sensation d'un retour en arrière duquel on ne s'exclut pas. Le temps a bien passé. Pialat n'est plus, et tous ces acteurs merveilleux ont mûri, vieilli, disparu, la vie a fait son temps. 

La fraîcheur du film ensuite. Il y a quelque chose d'extrêmement naturel, dépouillé dans le jeu et sûrement, de fait, dans la direction d'acteurs. Le dialogue Pialat Bonnaire dégage une impression d'intimité sidérante. On est témoin d'une scène intrafamiliale, et cette scène, écrite, maîtrisée, est celle de ce dialogue si compliquée entre adolescent et parents. Magnifique. Et le retour du père le jour du mariage du fils… Un grand moment. 

La profondeur du propos enfin, car, contre toutes les évidences et la folie du frère et de la mère, Suzanne alias Sandrine Bonnaire, n'a qu'une envie, foncer dans la vie. Grandir et aimer. Dans une famille qui semble singulièrement manquer d'amour et ou on se dit je t'aime en se cognant la gueule, la jeune adolescente qui flambe sa jeunesse suscite l'évident rejet et la totale incompréhension. Le propos est toujours actuel, on se demande même s'il ne s'élargit pas au-delà de la question adolescente… et que le discours de Pialat est profondément anticipateur d'une évolution sociétale. Figurez que j'ai appris cette semaine que seulement 16 % des parisiens sont des familles, c'est-à-dire un adulte avec au moins un enfant… Et si Pialat nous avait un peu raconté cela. 

Il est difficile d'aimer, quel que soit l'âge, à l'adolescence et après ! 


</description><content:encoded><![CDATA[Revoir « A nos amours » de Maurice Pialat, c’est à la fois : prendre un coup de vieux, se laisser emporter par la fraîcheur du film, et rester encore bouleverser par la profondeur du propos. <br />
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Un coup de vieux d’abord ! Le film date de 1983, période où je fréquentais plusieurs fois par semaine les salles de cinéma, et où je rêvais d’être un jour un réalisateur de film… Epoque donc de jeunesse cinéphilique. Retrouver Sandrine Bonnaire toute jeune, toute fraîche, toute belle, toute naturelle, Maurice Pialat pas encore vieux, doux et rugueux à la fois, odieux dans son rôle, et attachant dans sa relation paternelle à sa fille, Cyril Collard que j’avais éliminé de la distribution dans ma mémoire, tout cela est un vrai bouleversement. Jacques Besnéhard tout mince dans un rôle majeur, bref, c’est la sensation d’un retour en arrière duquel on ne s’exclut pas. Le temps a bien passé. Pialat n’est plus, et tous ces acteurs merveilleux ont mûri, vieilli, disparu, la vie a fait son temps. <br />
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La fraîcheur du film ensuite. Il y a quelque chose d’extrêmement naturel, dépouillé dans le jeu et sûrement, de fait, dans la direction d’acteurs. Le dialogue Pialat Bonnaire dégage une impression d’intimité sidérante. On est témoin d’une scène intrafamiliale, et cette scène, écrite, maîtrisée, est celle de ce dialogue si compliquée entre adolescent et parents. Magnifique. Et le retour du père le jour du mariage du fils… Un grand moment. <br />
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La profondeur du propos enfin, car, contre toutes les évidences et la folie du frère et de la mère, Suzanne alias Sandrine Bonnaire, n’a qu’une envie, foncer dans la vie. Grandir et aimer. Dans une famille qui semble singulièrement manquer d’amour et ou on se dit je t’aime en se cognant la gueule, la jeune adolescente qui flambe sa jeunesse suscite l’évident rejet et la totale incompréhension. Le propos est toujours actuel, on se demande même s’il ne s’élargit pas au-delà de la question adolescente… et que le discours de Pialat est profondément anticipateur d’une évolution sociétale. Figurez que j’ai appris cette semaine que seulement 16 % des parisiens sont des familles, c'est-à-dire un adulte avec au moins un enfant… Et si Pialat nous avait un peu raconté cela. <br />
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Il est difficile d’aimer, quel que soit l’âge, à l’adolescence et après ! <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-04-23T08:39:12+01:00</dc:date></item><item><title>Juliette </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080407173125/juliette/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080407173125/juliette/</guid><description>L'Olympia, son hall de gare, ses hôtesses antipathiques et stressées… 2052 personnes à faire rentrer en une demi-heure, mission impossible. Donc, comme ici le spectateur est d'abord un client qui a payé cher sa place, on s'occupe de lui, même en retard. La valse des lampes torches illuminent le spectateur bien installé, ébloui par ses hôtesses en recherche de places libres pour clients retardés. Déjà, tout cela m'énerve…. 

Enfin, passons. Tout cela n'est pas grave : je viens voir Juliette, je suis invité, donc, pas de raison de se plaindre. 

Il y a incontestablement quelque chose de grand chez Juliette….et de majestueux. Inoubliable chanson sur l'exil, inoubliable reprise a capella des « Loups sont entrés dans Paris », inoubliable ré-interprétation piano voix des « garçons de mon quartier ». La première heure se déroule ainsi, chansons graves et belles, présence forte, prise de position sans ambiguité, Carla Bruni n'a qu'à bien se tenir. 

Et puis, va savoir, le concert se modifie. J'aime son humour, et ses intermèdes sont bien sentis, heureux, jubilatoires, à la scène comme à la vie, aurait-on envie de dire… Mais au-delà, le concert dérive en une espèce de farce à laquelle je me sens totalement étranger. Juliette termine déguisé en lapin rose et je suis affligé. Je ne trouve pas cela drôle du tout, je trouve au contraire cela lourd et déplacé, tellement loin de ce que je crois être Juliette. Cette facilité m'étonne et je garde la première heure en mémoire, le cœur battant, le souffle court de celle qui me parle par textes interposés et qui sait faire rire avec talent et pleurer avec force. Monsieur Hortefeux devrait écouter Juliette ! Et Carla Bruni, prendre de cours de chant… 




</description><content:encoded><![CDATA[L’Olympia, son hall de gare, ses hôtesses antipathiques et stressées… 2052 personnes à faire rentrer en une demi-heure, mission impossible. Donc, comme ici le spectateur est d’abord un client qui a payé cher sa place, on s’occupe de lui, même en retard. La valse des lampes torches illuminent le spectateur bien installé, ébloui par ses hôtesses en recherche de places libres pour clients retardés. Déjà, tout cela m’énerve…. <br />
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Enfin, passons. Tout cela n’est pas grave : je viens voir Juliette, je suis invité, donc, pas de raison de se plaindre. <br />
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Il y a incontestablement quelque chose de grand chez Juliette….et de majestueux. Inoubliable chanson sur l’exil, inoubliable reprise a capella des « Loups sont entrés dans Paris », inoubliable ré-interprétation piano voix des « garçons de mon quartier ». La première heure se déroule ainsi, chansons graves et belles, présence forte, prise de position sans ambiguité, Carla Bruni n’a qu’à bien se tenir. <br />
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Et puis, va savoir, le concert se modifie. J’aime son humour, et ses intermèdes sont bien sentis, heureux, jubilatoires, à la scène comme à la vie, aurait-on envie de dire… Mais au-delà, le concert dérive en une espèce de farce à laquelle je me sens totalement étranger. Juliette termine déguisé en lapin rose et je suis affligé. Je ne trouve pas cela drôle du tout, je trouve au contraire cela lourd et déplacé, tellement loin de ce que je crois être Juliette. Cette facilité m’étonne et je garde la première heure en mémoire, le cœur battant, le souffle court de celle qui me parle par textes interposés et qui sait faire rire avec talent et pleurer avec force. Monsieur Hortefeux devrait écouter Juliette ! Et Carla Bruni, prendre de cours de chant… <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-04-07T17:31:25+01:00</dc:date></item><item><title>&quot;La vie devant soi&quot; - Chef d'Oeuvre au théâtre Marigny !</title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080208114324/-la-vie-devant-soi-chef-d-oeuvre-au-theatre-marigny/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080208114324/-la-vie-devant-soi-chef-d-oeuvre-au-theatre-marigny/</guid><description>Je sors du théâtre Marigny, hier soir, bouleversé, ému, scotché litterralement par un spectacle d'une ampleur, d'une force,  exceptionnelles. 

Je lis cette cette critique parue sur théâtre online.com, que je partage, donc je la cite : 

&quot;On ne présente plus La vie devant soi. Le livre a fait le tour du monde. En 1975, il a valu le Goncourt à Romain Gary, qui l'avait déjà reçu pour Les racines du ciel. Supercherie géniale, preuve par neuf du talent... et suicide de l'auteur : &quot;j'ai prouvé ce que j'avais à prouver&quot;.

Dans cette énorme histoire d'amour filial entre une vieille Juive, qui fut prostituée (avant Auschwitz...), et un jeune arabe abandonné chez elle, le flot bouillonnant de l'humain bouscule tous les conflits de la terre, culbute les dogmes et les idées reçues, renverse les dieux pour faire place à ce qui nous manque tant aujourd'hui : la tolérance, clé de la vie.
Vous n'oublierez jamais l'intimité de ces deux-là. Elle est faite de peurs - pourtant mêlées de joie induite, de verve, d'humour, avec les mots simples des pauvres gens, le bon-sens et le coeur gros comme ça de ceux qui ne peuvent pas s'abriter derrière le faux-semblant de la culture, la naïveté de l'enfance au bord de finir... On rit tout le temps. Enfin, presque tout le temps.

&quot;Il s'agit d'un texte d'une richesse insoupçonnée et tenter de faire exister l'impossible sur un plateau représente un travail lourd et difficile. Or, cette fois-ci, c'est le contraire : l'évidence est déjà là. L'évidence du texte, de mon personnage, de la situation… Tout est présent, concret, lumineux, dans ma chair, comme si finalement incarner Madame Rosa allait juste revenir, pour moi, à faire du théâtre, à jouer sur scène. Je crois qu'en puisant dans mes expériences, je trouverai aisément le chemin menant à cette femme que je connais bien, pour laquelle je ressens une grande tendresse, beaucoup d'amour.&quot; Myriam Boyer&quot; 

Je complèterais cette critique d'un point de vue : le jeune comédien qui joue Momo est génial ! Absolument génial, sidérant, renversant. Il déverse une intensité dramatique pénétrante sur ce rôle. Si les prix ont un sens, ce qui n'est pas sûr, il mérite assurément le Molière d'espoir d'unjeune futur grand comédien... 




</description><content:encoded><![CDATA[Je sors du théâtre Marigny, hier soir, bouleversé, ému, scotché litterralement par un spectacle d'une ampleur, d'une force,  exceptionnelles. <br />
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Je lis cette cette critique parue sur théâtre online.com, que je partage, donc je la cite : <br />
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"On ne présente plus La vie devant soi. Le livre a fait le tour du monde. En 1975, il a valu le Goncourt à Romain Gary, qui l'avait déjà reçu pour Les racines du ciel. Supercherie géniale, preuve par neuf du talent... et suicide de l'auteur : "j'ai prouvé ce que j'avais à prouver".<br />
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Dans cette énorme histoire d'amour filial entre une vieille Juive, qui fut prostituée (avant Auschwitz...), et un jeune arabe abandonné chez elle, le flot bouillonnant de l'humain bouscule tous les conflits de la terre, culbute les dogmes et les idées reçues, renverse les dieux pour faire place à ce qui nous manque tant aujourd'hui : la tolérance, clé de la vie.<br />
Vous n'oublierez jamais l'intimité de ces deux-là. Elle est faite de peurs - pourtant mêlées de joie induite, de verve, d'humour, avec les mots simples des pauvres gens, le bon-sens et le coeur gros comme ça de ceux qui ne peuvent pas s'abriter derrière le faux-semblant de la culture, la naïveté de l'enfance au bord de finir... On rit tout le temps. Enfin, presque tout le temps.<br />
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"Il s’agit d’un texte d’une richesse insoupçonnée et tenter de faire exister l’impossible sur un plateau représente un travail lourd et difficile. Or, cette fois-ci, c’est le contraire : l’évidence est déjà là. L’évidence du texte, de mon personnage, de la situation… Tout est présent, concret, lumineux, dans ma chair, comme si finalement incarner Madame Rosa allait juste revenir, pour moi, à faire du théâtre, à jouer sur scène. Je crois qu’en puisant dans mes expériences, je trouverai aisément le chemin menant à cette femme que je connais bien, pour laquelle je ressens une grande tendresse, beaucoup d’amour." Myriam Boyer" <br />
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Je complèterais cette critique d'un point de vue : le jeune comédien qui joue Momo est génial ! Absolument génial, sidérant, renversant. Il déverse une intensité dramatique pénétrante sur ce rôle. Si les prix ont un sens, ce qui n'est pas sûr, il mérite assurément le Molière d'espoir d'unjeune futur grand comédien... <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-02-08T11:43:24+01:00</dc:date></item><item><title>- 26 % </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080207123704/-26/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080207123704/-26/</guid><description>Je commence à retrouver l'air respirable... depuis quelques jours, un courant d'air sévit sur notre pays ! Cela fait du bien. </description><content:encoded><![CDATA[Je commence à retrouver l'air respirable... depuis quelques jours, un courant d'air sévit sur notre pays ! Cela fait du bien. ]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-02-07T12:37:04+01:00</dc:date></item><item><title>Le détail des choses </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080207123609/le-detail-des-choses/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080207123609/le-detail-des-choses/</guid><description>La vie de Catherine, le personnage unique et donc principal de cette pièce de Gérald Aubert, est à la fois banale et exemplaire. 

Banale vie de femme au foyer, qui se croit heureuse dans le petit confort douillet d'un intérieur à son goût parce qu'elle a décidé des couleurs des rideaux à défaut d'avoir véritablement choisi son espace de vie (Elle signe la deuxième, n'est-ce pas ?). Banale encore parce qu'elle s'occupe des choses affreusement banales d'une femme au foyer qui ne prend plus le temps de s'interroger sur rien : elle repasse admirablement, réalise de délicieux gâteaux, dresse un couvert à la perfection… 

Exemplaire car elle réalise ses tâches banales qui la conforte dans son existence fade, transparente, inexistante. 

Un temps de solitude subi – ils sont partis lui chercher son cadeau d'anniversaire -  et voilà Catherine Forestier qui, pensant à voix haute, se laisse entraîner dans des doutes existentiels où sa féminité se  laisse entraîner dans des désirs qu'elle s'est jusqu'alors interdit de vivre. Mais va-t-elle les vivre véritablement ?

A cette question essentielle, l'auteur nous laisse dans le doute le plus complet. La révolution est-elle en route ou le retour aux vieilles habitudes va-t-il l'emporter ? Il n'y pas de véritable réponses à cette question et selon la nature optimiste ou pessimiste du spectateur, chacun y trouvera sa réponse. J'ai personnellement envie de croire à la révolution personnelle et lente de cette femme lucide à l'instant de son x-ème anniversaire. 

C'est l'image qui me semble ressortir de la mise en scène de Ladislas Chollat et de l'admirable interprétation de Catherine Cyler. Dramatique et cruelle, cette introspection rétroactive d'une femme n'est pas sans humour. Elle nous fait rire dans ses regrets, et pleurer dans son passé, dans ses rêves d'enfants. 

Ce spectacle est abouti. Il est beau par la puissance d'un texte. Il est superbe par l'intelligence d'une mise en scène accompagnant la gravité d'un propos par une légèreté de forme dans la mise en espace, la mise en lumière, la direction de jeu et  dans le rythme tendu. La lumière est belle, la présence des images à la fois utiles et discrètes. Ce spectacle est enfin admirablement servi par une comédienne qui illumine le spectacle de la première à la dernière seconde, sans nous laisser le temps de souffler. Champagne ! 

(Ciné 13 Théâtre - à partir du 6 février, du mercredi au samedi à 21 h 30 - 1 avenue Junot 75018 - 01 42 54 15 12 -  www.cine13-theatre.com  )</description><content:encoded><![CDATA[La vie de Catherine, le personnage unique et donc principal de cette pièce de Gérald Aubert, est à la fois banale et exemplaire. <br />
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Banale vie de femme au foyer, qui se croit heureuse dans le petit confort douillet d’un intérieur à son goût parce qu’elle a décidé des couleurs des rideaux à défaut d’avoir véritablement choisi son espace de vie (Elle signe la deuxième, n’est-ce pas ?). Banale encore parce qu’elle s’occupe des choses affreusement banales d’une femme au foyer qui ne prend plus le temps de s’interroger sur rien : elle repasse admirablement, réalise de délicieux gâteaux, dresse un couvert à la perfection… <br />
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Exemplaire car elle réalise ses tâches banales qui la conforte dans son existence fade, transparente, inexistante. <br />
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Un temps de solitude subi – ils sont partis lui chercher son cadeau d’anniversaire -  et voilà Catherine Forestier qui, pensant à voix haute, se laisse entraîner dans des doutes existentiels où sa féminité se  laisse entraîner dans des désirs qu’elle s’est jusqu’alors interdit de vivre. Mais va-t-elle les vivre véritablement ?<br />
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A cette question essentielle, l’auteur nous laisse dans le doute le plus complet. La révolution est-elle en route ou le retour aux vieilles habitudes va-t-il l’emporter ? Il n’y pas de véritable réponses à cette question et selon la nature optimiste ou pessimiste du spectateur, chacun y trouvera sa réponse. J’ai personnellement envie de croire à la révolution personnelle et lente de cette femme lucide à l’instant de son x-ème anniversaire. <br />
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C’est l’image qui me semble ressortir de la mise en scène de Ladislas Chollat et de l’admirable interprétation de Catherine Cyler. Dramatique et cruelle, cette introspection rétroactive d’une femme n’est pas sans humour. Elle nous fait rire dans ses regrets, et pleurer dans son passé, dans ses rêves d’enfants. <br />
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Ce spectacle est abouti. Il est beau par la puissance d’un texte. Il est superbe par l’intelligence d’une mise en scène accompagnant la gravité d’un propos par une légèreté de forme dans la mise en espace, la mise en lumière, la direction de jeu et  dans le rythme tendu. La lumière est belle, la présence des images à la fois utiles et discrètes. Ce spectacle est enfin admirablement servi par une comédienne qui illumine le spectacle de la première à la dernière seconde, sans nous laisser le temps de souffler. Champagne ! <br />
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(Ciné 13 Théâtre - à partir du 6 février, du mercredi au samedi à 21 h 30 - 1 avenue Junot 75018 - 01 42 54 15 12 -  www.cine13-theatre.com  )]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-02-07T12:36:09+01:00</dc:date></item><item><title>La culture coûte chère, parait-il.... </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080103114718/la-culture-coute-chere-parait-il/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080103114718/la-culture-coute-chere-parait-il/</guid><description>J'ai été prodigieusement agacé par la publication, il y a quelques semaines, d'un rapport de la Cour des comptes dénonçant à la fois le retard des investissements relatifs à des projets culturels, d'une part, leur coût élevé et le dépassement systématique des budgets prévisionnels, d'autre part. 

Il s'agit d'une vérité non contestable, en soi. 

Je fais partie de ceux qui observent que la multiplication des lieux de diffusion culturelle (salles de spectacle, scènes de musique, musées) n'a plus d'effets observés depuis longtemps sur les pratiques culturelles. En l'occurrence, à peine 10 % des français (c'est plutôt 8%) profitent de ces équipements et ont ainsi des habitudes de sorties culturelles. Autant dire très peu. Cela, clairement, pose aujourd'hui la question de la nécessité de globalement stopper la construction d'équipements culturels nouveaux, pour faire vivre et rayonner ceux qui existent. Avec les exceptions toujours nécessaires pour tel ou tel projet (exemple, cité de l'immigration). 

Cela ne veut pourtant pas dire qu'il faut réduire les moyens dédiés aux politiques culturelles, bien au contraire. Et aujourd'hui, nul ne peut douter que ce rayonnement passe par des actions constantes, répétées, systématiques, d'éducation artistique à l'école, au collège, au lycée, et même à l'université, et de sensibilisation artistique pour tous les publics, dans le cadre, précisément, des actions que doivent mener les lieux de diffusion culturelle au titre des obligations de service public qu'ils doivent remplir. 

Pour autant, cette petite polémique lancée par la Cour des comptes aurait été plus pertinente si elle avait analysé, non pas les seuls investissements culturels de l'Etat et des collectivités, mais l'ensemble des investissements publics. Aurait-on dit la même chose concernant les équipements sportifs ? Se souvient-on des retards et des surcoûts affolants de la construction du palais omnisport de Bercy ? Se souvient-on des dépassements budgétaires du stade de France ? Evoque-t-on les piscines municipales à Paris et ailleurs, qui coûtent des fortunes, connaissent toujours de grands retards de chantier (obligations de fouilles archéologiques) et explosent toujours les budgets prévisionnels ? Et que dit-on des piscines qui coulent ? Et que fait-on de tous ces équipements sportifs ultra-déficitaires et qui ne tiennent que grâce à des millions de subventions des collectivités locales et territoriales ? 

Les investissements publics coûtent chers. Ils sont soumis à des procédures longues et souvent sur-coûteuses, mais la loi le veut ainsi, pour éviter d'autres risques connus dans le passé de financements occultes des partis politiques. Telle est la vérité. Ce n'est pas un problème spécifique à la culture, loin de là. 

Que l'on se souvienne de la grève des intermittents du spectacle en Avignon ! Pour la première fois depuis longtemps, on s'est enfin rendu compte que la culture rapportait beaucoup d'argent. Quand les artistes ne sont pas là, les spectateurs ne viennent pas, et les festivals font le vide. Les hôtels et les restaurants aussi. Ayons l'honnêteté de le reconnaître de temps en temps. Je n'ai hélas lu une telle analyse nulle part. Elle me chatouillait depuis plusieurs semaines. Voilà, c'est dit. 





</description><content:encoded><![CDATA[J’ai été prodigieusement agacé par la publication, il y a quelques semaines, d’un rapport de la Cour des comptes dénonçant à la fois le retard des investissements relatifs à des projets culturels, d’une part, leur coût élevé et le dépassement systématique des budgets prévisionnels, d’autre part. <br />
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Il s’agit d’une vérité non contestable, en soi. <br />
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Je fais partie de ceux qui observent que la multiplication des lieux de diffusion culturelle (salles de spectacle, scènes de musique, musées) n’a plus d’effets observés depuis longtemps sur les pratiques culturelles. En l’occurrence, à peine 10 % des français (c’est plutôt 8%) profitent de ces équipements et ont ainsi des habitudes de sorties culturelles. Autant dire très peu. Cela, clairement, pose aujourd’hui la question de la nécessité de globalement stopper la construction d’équipements culturels nouveaux, pour faire vivre et rayonner ceux qui existent. Avec les exceptions toujours nécessaires pour tel ou tel projet (exemple, cité de l’immigration). <br />
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Cela ne veut pourtant pas dire qu’il faut réduire les moyens dédiés aux politiques culturelles, bien au contraire. Et aujourd’hui, nul ne peut douter que ce rayonnement passe par des actions constantes, répétées, systématiques, d’éducation artistique à l’école, au collège, au lycée, et même à l’université, et de sensibilisation artistique pour tous les publics, dans le cadre, précisément, des actions que doivent mener les lieux de diffusion culturelle au titre des obligations de service public qu’ils doivent remplir. <br />
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Pour autant, cette petite polémique lancée par la Cour des comptes aurait été plus pertinente si elle avait analysé, non pas les seuls investissements culturels de l’Etat et des collectivités, mais l’ensemble des investissements publics. Aurait-on dit la même chose concernant les équipements sportifs ? Se souvient-on des retards et des surcoûts affolants de la construction du palais omnisport de Bercy ? Se souvient-on des dépassements budgétaires du stade de France ? Evoque-t-on les piscines municipales à Paris et ailleurs, qui coûtent des fortunes, connaissent toujours de grands retards de chantier (obligations de fouilles archéologiques) et explosent toujours les budgets prévisionnels ? Et que dit-on des piscines qui coulent ? Et que fait-on de tous ces équipements sportifs ultra-déficitaires et qui ne tiennent que grâce à des millions de subventions des collectivités locales et territoriales ? <br />
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Les investissements publics coûtent chers. Ils sont soumis à des procédures longues et souvent sur-coûteuses, mais la loi le veut ainsi, pour éviter d’autres risques connus dans le passé de financements occultes des partis politiques. Telle est la vérité. Ce n’est pas un problème spécifique à la culture, loin de là. <br />
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Que l’on se souvienne de la grève des intermittents du spectacle en Avignon ! Pour la première fois depuis longtemps, on s’est enfin rendu compte que la culture rapportait beaucoup d’argent. Quand les artistes ne sont pas là, les spectateurs ne viennent pas, et les festivals font le vide. Les hôtels et les restaurants aussi. Ayons l’honnêteté de le reconnaître de temps en temps. Je n’ai hélas lu une telle analyse nulle part. Elle me chatouillait depuis plusieurs semaines. Voilà, c’est dit. <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-01-03T11:47:18+01:00</dc:date></item><item><title>Voeux 2008</title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080102144732/voeux-2008/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20080102144732/voeux-2008/</guid><description>Je suis tout de même sidéré du degré de culot du président  sarko ! Personne ne relève dans la presse écrite, que je scrute quotidiennement , qu'il n'a fait aucune référence,à l'occasion de ses voeux pour la nouvelle année, aux otages détenus par les Farc en général, et à Ingrid Bettancourt, en particulier. S'il fallait une preuve de plus de son amateurisme international, en voilà une !

Il a joué un va-tout en s'adressant au Farc par message radio télévisé en espérant la libération d'Ingrid Bettancourt pour Noël - coup politique dont il rêvaît -et depuis que tout est en plan, il ne dit plus rien. Et personne ne relève qu'il ne dit plus rien, ce qui est presque plus inquiétant. Alors je le relève, moi, tout seul, sur mon petit blog. 

La situation est localement plus compliquée que le président ne l'imaginait : c'est plus facile de négocier avec un ditateur nommé Khadafi qu'avec des guerilleros pseudo-révolutionnaires, au milieu d'un président Chavez pourri et d'un Uribe qui s'est juré de réduire les farc à néant. Le petit français paraît bien tout petit dans ce paysage. Souhaitons la libération de tous les otages en 2008, et surtout que le petit arrêté de jouer à Zorro ! </description><content:encoded><![CDATA[Je suis tout de même sidéré du degré de culot du président  sarko ! Personne ne relève dans la presse écrite, que je scrute quotidiennement , qu'il n'a fait aucune référence,à l'occasion de ses voeux pour la nouvelle année, aux otages détenus par les Farc en général, et à Ingrid Bettancourt, en particulier. S'il fallait une preuve de plus de son amateurisme international, en voilà une !<br />
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Il a joué un va-tout en s'adressant au Farc par message radio télévisé en espérant la libération d'Ingrid Bettancourt pour Noël - coup politique dont il rêvaît -et depuis que tout est en plan, il ne dit plus rien. Et personne ne relève qu'il ne dit plus rien, ce qui est presque plus inquiétant. Alors je le relève, moi, tout seul, sur mon petit blog. <br />
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La situation est localement plus compliquée que le président ne l'imaginait : c'est plus facile de négocier avec un ditateur nommé Khadafi qu'avec des guerilleros pseudo-révolutionnaires, au milieu d'un président Chavez pourri et d'un Uribe qui s'est juré de réduire les farc à néant. Le petit français paraît bien tout petit dans ce paysage. Souhaitons la libération de tous les otages en 2008, et surtout que le petit arrêté de jouer à Zorro ! ]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2008-01-02T14:47:32+01:00</dc:date></item><item><title>Trois découvertes. </title><link>http://blog.seraphique.gayattitude.com/20071227205944/trois-decouvertes/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.seraphique.gayattitude.com/20071227205944/trois-decouvertes/</guid><description>J'avais évoqué, dans un précédent &quot;post&quot;, la découverte, sur CD, d'un groupe dénommé &quot;El Gafla&quot;. Je confirme ce que j'avais pressenti. L'écoute du CD m'avait enchanté de tant de force et d'énergie musicale mélangeant les genres et les cultures. Impression non démentie après avoir vu ce groupe sur scène. J'étais impatient. J'avais besoin de confirmer une passion naissante grâce à CD à une passion débordante grâce à un spectacle vu sur scène. Ce fut le cas. El gafla confirme sur scène l'impression du CD. Que du bonheur.... Si vous en entendez parler, allez-y ! C'est bon pour faire la fête. 

Autre choc : j'avais écouté, avec beaucoup d'intérêt et de curiosité, une démo reçue d'un certain &quot;Sao&quot;. C'était beau, fort, et l'écoute en voiture était un plaisir, mais le choc à l'écoute moins évident que El Gafla. Quelques très beaux textes sortaient du lot. Vu Sao sur scène à Beauvais. Le choc ! Une voix, une grâce, une énergie, une beauté qui se dégage de tout cela, le charme est dans le tout. Mais je retiens d'abord une voix et un rythme musical et physiques qui fait de Sao sur scène un spectacle à part entière. Je m'occupe de son cas et vous pourrez bientôt venir l'écouter et le voir, dans l'Oise. 

Enfin ! Des réseaux m'avaient adressé le CD d'un groupe au nom improbable : &quot;Faut sortir le chien !&quot;  Ce n'est pas le nom du groupe qui m'aurait d'abord séduit. Là, on retrouve de la chanson française pur jus. De très belle qualité. La voix du chanteur m'avait vraiment séduit, timbrée, puissante et douce, forte et belle. Les textes ne m'avaient pas échappé non plus. Enfin une écriture qui sort du canon à la mode navigant entre Carla Bruni et Vincent Delerm. Des textes, donc, des histoires drôles, une écriture directe, simple efficace. Je les ai enfin vus sur scène. Avec une belle excitation préalable aussi. Je ne voulais pas être déçu. Je ne l'ai pas été. Car la présence musicale audible sur CD, et le talent des textes, se confirment sur scène. Mais ce qui frappe dans ce groupe musical composé de jeunes gens à peine sortis d'étude, c'est le travail scénique, la recherche et la création du spectacle. On se régale, on se délecte, on rit, et on aime. Très bientôt, on les verra aussi rayonner dans l'Oise et je l'espère bien, prochainement, ailleurs. 

Trois découvertes grâce à l'écoute de CD qui se confirment sur scène, c'est le rêve de tout professionnel. Ce fut une belle semaine. Maintenant j'écoute ces trois groupes en boucle dans la voiture. Bonne année ! 

</description><content:encoded><![CDATA[J'avais évoqué, dans un précédent "post", la découverte, sur CD, d'un groupe dénommé "El Gafla". Je confirme ce que j'avais pressenti. L'écoute du CD m'avait enchanté de tant de force et d'énergie musicale mélangeant les genres et les cultures. Impression non démentie après avoir vu ce groupe sur scène. J'étais impatient. J'avais besoin de confirmer une passion naissante grâce à CD à une passion débordante grâce à un spectacle vu sur scène. Ce fut le cas. El gafla confirme sur scène l'impression du CD. Que du bonheur.... Si vous en entendez parler, allez-y ! C'est bon pour faire la fête. <br />
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Autre choc : j'avais écouté, avec beaucoup d'intérêt et de curiosité, une démo reçue d'un certain "Sao". C'était beau, fort, et l'écoute en voiture était un plaisir, mais le choc à l'écoute moins évident que El Gafla. Quelques très beaux textes sortaient du lot. Vu Sao sur scène à Beauvais. Le choc ! Une voix, une grâce, une énergie, une beauté qui se dégage de tout cela, le charme est dans le tout. Mais je retiens d'abord une voix et un rythme musical et physiques qui fait de Sao sur scène un spectacle à part entière. Je m'occupe de son cas et vous pourrez bientôt venir l'écouter et le voir, dans l'Oise. <br />
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Enfin ! Des réseaux m'avaient adressé le CD d'un groupe au nom improbable : "Faut sortir le chien !"  Ce n'est pas le nom du groupe qui m'aurait d'abord séduit. Là, on retrouve de la chanson française pur jus. De très belle qualité. La voix du chanteur m'avait vraiment séduit, timbrée, puissante et douce, forte et belle. Les textes ne m'avaient pas échappé non plus. Enfin une écriture qui sort du canon à la mode navigant entre Carla Bruni et Vincent Delerm. Des textes, donc, des histoires drôles, une écriture directe, simple efficace. Je les ai enfin vus sur scène. Avec une belle excitation préalable aussi. Je ne voulais pas être déçu. Je ne l'ai pas été. Car la présence musicale audible sur CD, et le talent des textes, se confirment sur scène. Mais ce qui frappe dans ce groupe musical composé de jeunes gens à peine sortis d'étude, c'est le travail scénique, la recherche et la création du spectacle. On se régale, on se délecte, on rit, et on aime. Très bientôt, on les verra aussi rayonner dans l'Oise et je l'espère bien, prochainement, ailleurs. <br />
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Trois découvertes grâce à l'écoute de CD qui se confirment sur scène, c'est le rêve de tout professionnel. Ce fut une belle semaine. Maintenant j'écoute ces trois groupes en boucle dans la voiture. Bonne année ! <br />
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]]></content:encoded><dc:creator>seraphique</dc:creator><dc:date>2007-12-27T20:59:44+01:00</dc:date></item></channel></rss>